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Archives des biffetons (2)

… DU MOIS DE DECEMBRE

Sarkozy: le superhéros au chiffon rose

 

Lors de son intervention devant 12 millions de Français angoissés face à la crise, la préservation de l’euro et des équilibres budgétaires, le président français est, de l’avis des commentateurs, entré en campagne. Or, c’est sur ce point qu’il faut insister. La crise lui permet de se poser en garant des équilibres nationaux et sociaux, mais ce faisant il agite le chiffon rose, c’est à dire qu’il attaque frontalement le Parti socialiste.

 En agissant ainsi, il affiche une stratégie de second tour, lui qui n’a aucune garantie d’y figurer, surtout si la France perd son triple A. La crise, assez naturellement, favorise la montée des extrêmes. Un 2002 a l’envers fait partie des hypothèses possibles: Hollande versus Marine le Pen. C’est un apparent paradoxe, en vérité. Ne devrait-il pas prendre cette dernière comme cible afin de s’assurer une place en finale ?

En critiquant la retraite à 60 ans, les 35 heures, ( bientôt les congés payés de 1936 ?), non seulement il défausse sa majorité des dix années qu’elle vient de passer aux commandes du pays, mais il remobilise ses propres troupes, son contingent, la base de son électorat. Agiter le chiffon rose, c’est s’assurer une vingtaine de pour cent. Passé le premier tour, il sait que tout est possible.

 

 

… ENCORE … DU MOIS DE NOVEMBRE:

 navigation à vue… 

 Lorsque j’ai lancé ce blog il y a presque deux ans maintenant, je n’avais pas imaginé le quart de ce qui m’est arrivé depuis, sur tous les plans, et c’est tant mieux, la vie ne vaut que par les surprises qu’elle nous réserve, n’est-ce pas ? Je n’avais pas imaginé par exemple que la cinq millième visite allait être atteinte, et à ce rythme encore moins. Un blog littéraire, d’un seul auteur inconnu, sans argent à gagner ? Passez, il n’y rien à voir… ou alors ?

Le malheur, dans cette affaire, c’est que le contexte de l’automne 2009 dans lequel surnagent tant bien que mal les personnages de mon roman  La première page, est toujours valable. Ce qu’on nous annonce pour 2012, ce n’est pas tant une bataille politique majeure, qui vaudra par son spectacle, c’est une croissance atone. Exactement comme au moment du lancement de ce modeste blog.

 

« La conversation continua sur la sombre actualité économique. Comment pouvait-il en être autrement ? L’automne précédent, la chute de Lehmann Brothers avait précipité nombre de peuples dans une absence de perspectives claires. Navigation à vue. Cabotage. Attention aux écueils, relances mal assurées et dettes publiques devenues colossales. Comme beaucoup de leurs contemporains, les habitués du lundi se rendaient compte que l’avenir allait s’inscrire désormais en lettres sombres. » (La première page, chapitre 1)

En après ? Dehors, personne ne peut prévoir à six mois. Ici, je vous parlerai en décembre du chiffon rose de Nicolas Sarkozy, ou pas.

Parce que, nom d’une note triple A, le monde s’emballe, non ?

 LE BIFFETON DU MOIS D’OCTOBRE

Déjà l’humidité pénètre nos vêtements, le givre se pose sur les transparences du quotidien, et les feuilles tombent sur nos espoirs d’été sans fin. L’heure des choix politiques va bientôt sonner, et pourtant…

Sait-on encore écouter, est-on certain d’avoir ne serait-ce qu’un peu de bon sens encore en commun ? Faut-il encore enseigner la géographie de la France, l’Histoire en terminale, que penser de la théorie des genres, etc..? Pris dans la spirale du mouvement comme seule référence,  les dernières certitudes des Anciens – qui sont décidément de bien vilains rétrogrades - vacillent sous les coups de boutoir des Modernes. Et ce n’est pas une question de gauche ou de droite, ne nous y trompons pas…

Le floutage est réel, la crise accélère la perte des repères qui demeuraient encore. Un courant de protestation nous demande de nous indigner, et avec raison, mais nous avons sans doute également besoin de clarifier un certain nombre de choses en tant que communauté nationale et humaine. Pourquoi ce qui m’indigne n’atteint pas M. X ou Mme Y ? Sommes-nous devenus si différents à force d’individualisme ?

On parle à gauche comme à droite, de rassemblement Clin doeil

On voudrait entendre Harmonie.

On voudrait entendre… Utopie !

LE BIFFETON DU MOIS DE SEPTEMBRE

Nous ( nous ? ) commémorons l’effroyable 11 septembre, et en effet, revoir ces images, entendre ces témoignages dans les médias ne peut que nous toucher. Mais étrangement, cet événement devient extrêmement lointain. Il devient peut-être aussi irréel qu’à l’époque de la tragédie. Notre monde d’immédiateté semble accélérer un sentiment a-historique tout à fait, encore une fois, étrange. La guerre froide ? Reléguée aux temps préhistoriques. La Seconde guerre mondiale ? Heureusement qu’on y ajoute la couleur, sur les archives, dans les séries.

Mais revenons à ce qui nous préoccupe sur ce blog: la crise. Je ne résiste pas à vous laisser avec ces mots de Sebastien Haffner, qui jugeait ainsi la crise allemande de 1923

« Vint l’année 1923. C’est sans doute cette année délirante qui a marqué les Allemands d’aujourd’hui de ces traits que le reste de l’humanité dans sa totalité considère avec une incompréhension mêlée d’angoisse, et qui sont étrangers au caractère normal du peuple allemand : cynisme débridé, nihilisme qui cultive avec délectation l’impossible pour lui-même, mouvement devenu but en soi. Toute une génération d’Allemands a ainsi subi l’ablation d’un organe psychique, un organe qui confère à l’homme stabilité, équilibre, pesanteur, bien sûr, et qui prend diverses formes suivant les cas : conscience, raison, sagesse, fidélité aux principes, morale, crainte de Dieu. » (source: Cliotexte)

Préhistorique ? Pas si sûr…

 

 

 LE BIFFETON DU MOIS D’AOÛT: LA GUERRE DE 40 ANS A BIEN EU LIEU…

A la tv, à la radio, dans la presse, pendant que les aoûtiens se prélassent parfois à crédit sur les plages de l’ennui, on ne parle que de ça: l’endettement.

L’endettement de la Grèce, celui d’autres remorques du train européen (allemand), celui des Etats-Unis, dont on apprend que la « note » de solvabilité supposée va peut-être être dégradée.  C’est malheureusement ( ou pas ) la fin d’un cycle de développement d’un libéralisme financier qui déstabilise jusqu’à ses propres champions historiques.

 En parlant d’histoire,  le raccourci est saisissant: Août 1971, Nixon entérine la fin de l’indexation du dollar sur le cours de l’or, les Trente Glorieuses s’achèvent pour les pays riches. Août 2011, pour obtenir un compromis sur la dette américaine, Obama promet des mesures budgétaires drastiques… 

Le piège « à la grecque » se referme sur toutes les nations développées et sur des centaines de millions de personnes. Le monde change à une vitesse que même Stefan Zweig ( « le monde d’hier » , une de mes lectures estivales ) n’aurait pas soupçonnée. Mais est-il seulement encore question de progrès, dans ces nouvelles conditions macro-économiques ?

 

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